Quand le rêve de grandeur de la Chine s’étale dans ses rues ...
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Quand le rêve de grandeur de la Chine s’étale dans ses rues ...
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Visiter Xian et ses environs, c’est entrer de plain-pied dans l’histoire avec un grand « h »de la Chine.
La célèbre Armée de terre cuite, connue mondialement (8000 sculptures de soldats et des centaines de charriots et de chevaux grandeur nature pour protéger le premier empereur de Chine, Qin Shi Huang, d’une cruauté sans pareille) ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. La dynastie Han qui suivit (-206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.), contemporaine de l’Empire romain, est une période essentielle pour le développement administratif, technique, économique et culturel de l’Empire du milieu et son rayonnement dans toute l’asie. Les Han créèrent de toutes pièces leur capitale à Chang’an, l’actuelle Xian.
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La Grande pagode de l'Oie sauvage
Visiter sous la pluie la Grande pagode de l’Oie sauvage de Xian (province du Shaanxi) n’est pas ce dont je rêvais mais il aurait été vraiment dommage de manquer ce rendez-vous avec l’histoire du bouddhisme en Chine.
...Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager ces superbes calligraphies et dessins contemporains envoyés par une amie chinoise et dont j’ignore les auteurs... L’art traditionnel chinois dont la calligraphie occupe la première place est bien vivant.
Xinping, à quelque 30 km de Yangshuo, conserve le charme que cette dernière a perdu avec le tourisme de masse. Ses ruelles, ses scènes de rue, son vieux théâtre, sa population modeste rappellent un passé encore tout proche où la Chine était loin d’avoir retrouvé sa richesse d’antan...
Rien de plus simple que cette balade à vélo le long de la rivière Yulong, près de Yangshuo. Et pourtant, quelles images inoubliables !
Perché à 800 mètres d’altitude, au bout d’une route en lacets bordée de forêts de bambous, de torrents et de terrasses en culture ou en jachère, le village de Ping’an, connu pour ses rizières en terrasses et situé à deux heures de route de Guilin, veut profiter de la manne touristique qui découle du boom économique du pays. Cela n’empeche pas les habitants de Ping’an, de l’ethnie Zhuang, de maintenir leurs traditions. Les jeunes femmes laissent pousser leurs cheveux sans jamais les couper semble-t-il et les portent en volumineux chignons.
Le temple Yuantong vaut vraiment qu’on y consacre une visite...
C’est le plus vaste et le plus ancien temple bouddhique de la capitale du Yunnan. Il aurait plus de mille ans. Situé au nord du parc du Lac d’émeraude, il est très fréquenté par des pèlerins arrivant souvent en groupes pour participer à des processions encadrées par les moines du temple. Une communauté monastique très active y pratique de nombreux chants et prières.
Le taux de natalité a fortement baissé au cours des dernières années et maintenant c'est au tour des mariages, selon le journal China Daily, proche du parti au pouvoir.
source: China Daily du 1er avril 2019
Une écriture hiéroglyphique encore vivante...
Les Naxi se distinguent tout particulièrement par leurs pictogrammes comparables (et scientifiquement comparés) aux hiéroglyphes égyptiens et mayas....à la différence près que cette langue est toujours vivante. Leur autre caractéristique est de savoir depuis des siècles fabriquer du papier à partir de toutes sortes de végétaux collectés dans la nature. Leurs livres, qui ressemblent un peu à des bandes dessinées, et dont de très nombreux anciens exemplaires sont conservés dans l'excellent musée de la Culture Dongba des Naxi de Lijiang, pres du parc de l'étang du Dragon noir, servent notamment pour les rituels de la religion Dongba. Au cours des dix dernières années, les recherches sur la culture de cette minorité se sont intensifiées en raison du développement économique du Yunnan et ses traditions sont aujourdh'ui nettement mises en valeur à Lijiang.
Le thé Puer fait la fierté du Yunnan, en particulier depuis que cette province du sud-ouest de la Chine accueille en nombre toujours croissant des touristes venus de tout le pays et de l'étranger (on y croise beaucoup de Français en raison de la ligne directe Paris-Kunming en onze heures).
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Terre touristique par excellence, le Yunnan commence à produire du vin...
En voyage au Yunnan, je remarque des bouteilles de vin rouge yunnanais derrière la vitrine d’un supermarché près du Parc du Dragon noir à Lijiang. Surprise ! La qualité ne serait pas encore au rendez-vous selon un connaisseur. Mais la fabrication de vin au Yunnan ne serait pas vraiment une nouveauté. Elle remonterait à l’arrivée au XVIIIe siècle des premiers missionnaires français dans cette province du sud-ouest de la Chine. C’est précisément dans le village de Cizhong, près de Deqin, aux abords du Tibet, qu’ils en auraient lancé la fabrication pour leur propre consommation. Il paraîtrait même qu’après les dégâts commis par le phylloxera lors de la Première Guerre mondiale, les anciens cépages du Yunnan auraient été réintroduits en France.
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Prendre le train en Chine peut ressembler à une épreuve insurmontable pour qui ne maîtrise pas le chinois. Ce billet sans prétention résume les quinze étapes à connaître pour réussir l'épreuve sans dommage.
1) Eviter d’acheter vos billets au guichet à la dernière minute si vous ne voulez pas faire la queue trop longtemps (il est possible de les acheter sur des sites mais ce n’est pas l’objet de cet article). Précaution à prendre surtout en période de fête (Nouvel An, Qinming).
2) Avant toute chose, assurez-vous du nom précis, en anglais et en chinois, de votre gare de départ car dans les grandes villes il y a souvent plusieurs gares.
3) En arrivant sur le site de la gare, dirigez-vous vers le « Ticket office » qui peut être situé dans un bâtiment séparé. Deux options: le retrait de tickets sur des distributeurs automatiques si vous les avez achetés sur un site Internet.
Sinon, recherchez le point d’information et indiquez à l’hotesse votre destination. Elle vous indiquera la file dans laquelle faire la queue (de quelques minutes à plus d’une heure).
4) Au guichet, présentez votre passeport et indiquez votre destination. Si vous n’arrivez pas à prononcer correctement le chinois, prenez soin de montrer un papier indiquant le nom de la ville en pinyin et en caractères chinois et la date de votre voyage dans le sens mois/jour.
5) La guichetière vous indiquera sur écran les différentes possibilités du jour. Il faut savoir qu’il y a plusieurs catégories de train repérables à la lettre qui précède le numéro du train (les trains C, D et G sont les plus rapides et les plus confortables, les trains T et K sont les plus anciens et les plus rudimentaires) . Il faut indiquer aussi si vous voulez une couchette molle (ruanwo) ou dure (yingwo). Les heures de départ et d’arrivée ainsi que les tarifs sont clairement affichés sur l’écran qui vous est présenté.
6) Une fois votre choix effectué, on vous demandera votre passeport pour établir votre billet qui est nominatif.
7) Vous réglerez votre billet en espèces puisque le règlement par smartphone, très répandu en Chine, est impossible pour un touriste étranger.
8) Voici les informations contenues sur votre billet: en haut à gauche: gare de départ ; au milieu : numéro du train; en haut à droite : date du voyage, suivie de l’heure de départ puis du numéro du wagon et du numéro de votre place (il se peut que vous n’ayez pas de place numérotée, auquel cas vous voyagerez debout). En dessous apparaît le numéro de votre passeport, suivi de votre nom.
Le village de Hualong est situé à environ deux kilomètres de la vieille ville de Shaxi, ancienne étape de la route du thé et des chevaux qui reliait jadis le Yunnan au Tibet et à l’Inde. Le long du chemin depuis la vieille porte Est de Shaxi, nous croisons plusieurs temples familiaux, de taille très modeste, mais où des restes de bâtonnets d’encens sont encore bien visibles.
Début de la reproduction en ma possession en format accordéon (titre calligraphié en caractères sigillaires), présenté ci-dessous en neuf photos, mais qui, en réalité, est continu.
Achetée l'an dernier pour quelques yuans dans un village du Sud de la Chine, cette vieille reproduction sur tissu cartonné, au format accordéon, d'un ancien rouleau grandeur nature, m'avait quelque peu intriguée et surtout ne m'avait pas dévoilé tous ses secrets. Quelques recherches plus tard, ma curiosité est comblée !
"Le Jour de Qingming au bord de la rivière" est un tableau remarquable à plusieurs titres. D'abord par sa taille : 24,8 cm de hauteur pour 5,28 m de longueur ! L'original est un rouleau à main horizontal qui se lit de droite à gauche. Il faut donc "marcher" pour découvrir la ville qu'il représente. On y accède par sa campagne, puis on longe la rivière (plutôt le canal) qui la traverse. On emprunte alors ses ponts et ses ruelles pour découvrir la foule d'artisans, de commerçants, de paysans qui l'animent et enfin, on franchit sa porte monumentale pour en ressortir, croisant quelques caravanes chargées de denrées en provenance de la route de la Soie.
Impossible donc de saisir le tableau d'un seul regard. Ce serait ne rien voir de la vie grouillante de cette cité (représentée le jour de la fête de Qingming, la fête des morts, très animée semble-t-il !), ne pas repérer les 814 personnages, 60 animaux, 28 bateaux, 20 véhicules en tous genres, 170 arbres et 30 bâtiments qui composent le tableau. Ce serait aussi ne rien comprendre à cette ancienne capitale de Bianjing (devenue Kaifeng) au temps des Song du Nord, représentée sur cette peinture du XIIe siècle généralement attribuée au peintre Zhang Zeduan (1085-1145).
En Occident, qui connaît Wang Xizhi, celui qu'on appelle en Chine le "Sage de la Calligraphie" (shusheng, 书圣)? Tout au plus quelques historiens de l'art ou quelques sinologues. Pourtant depuis le IVe siècle apr. J.-C., il est un modèle à suivre pour des générations de calligraphes...
Reconnu comme le plus grand maître de tous les temps, Wang Xizhi (303-361) a vécu sous la dynastie des Jin orientaux. Il s'est notamment rendu célèbre pour sa "Préface du Pavillon de l'Orchidée" (photo ci-dessus), la plus connue des pièces de calligraphie chinoise, rédigée en demi-cursive.
Ventripotent et souriant, Milefo, Messie bouddhiste, légende chinoise...
(Texte rédigé avec l'aide de Wikipedia, photos réalisées par mes soins dans différentes régions de Chine)
En Chine, le Messie bouddhique, Metraya (mot sanscrit signifiant "bienveillant") prend le nom de Milefo 弥勒佛 ou Milepusa 弥勒菩萨. Selon la tradition, il règne actuellement au paradis "Tusita" en tant que Bodhisattva. Il doit revenir dans la sphère humaine pour y être un bouddha d'amour bienveillant en un âge d'harmonie, afin de rehausser le bien-être du monde.