Extraits de Chine

  • Accueil
    Accueil C'est ici que vous pouvez trouver tous les articles posté sur le site.
  • Catégories
    Catégories Affiche la liste des catégories de ce blog.
  • Mots clés
    Mots clés Affichez une liste de tags qui ont été utilisés dans ce blog
  • Blogueurs
    Blogueurs Rechercher votre blogueur favori de ce site.
  • Équipe de blogueurs
    Équipe de blogueurs Trouvez vos équipes favorites de blogueurs ici.
  • Connexion
    Identification Formulaire d'identification

Extraits de Chine

128

L'entretien qui suit, publié dans son intégralité, est paru dans Le Monde du 10 août 2019. L'analyse fine de Kevin Rudd, mérite selon moi, cette publication in extenso.

Source : Le Monde du 10 août 2019. Entretien réalisé par Arnaud Leparmentier, correspondant du Monde à Washington.

b2ap3_thumbnail_158f240ba54bf8d65e4814c75ec0c4c4.jpg Kevin Rudd

ENTRETIEN

Kevin Rudd, ancien premier ministre travailliste d’Australie, est le président de l’Asia Policy Institute, un think tank de New York destiné à favoriser les relations des Etats-Unis avec l’Asie. Il analyse les stratégies chinoises et américaines, alors que les tensions sont vives entre les deux géants.

Trente ans après Tiananmen, la révolte de Hongkong va-t-elle finir par être réprimée par Pékin ?

Je serais très surpris que les autorités de Pékin prennent ce risque. Une intervention militaire ou de police à Hongkong me semble très improbable : il y aurait une résistance féroce et elle coûterait beaucoup plus à la réputation de la Chine qu’elle ne rapporterait. Dans la hiérarchie des priorités de Pékin, Hongkong fait partie de la deuxième priorité, l’unité nationale, mais une intervention abîmerait la légitimité du parti, qui est la priorité première, et mettrait en danger l’économie – la troisième priorité. 

A Tiananmen, ce risque a été pris.

C’était beaucoup plus tôt et il s’agissait d’une affaire intérieure. Hongkong reste toujours un monde différent. Ce n’est pas Shanghaï, Donggang ou Wuhan. Certains craignent que le chaos à Hongkong se propage. Mais les Chinois du continent, même les dissidents, savent qu’une action similaire ne marchera pas. De surcroît, une intervention détruirait tout espoir d’unification pacifique avec Taïwan car le système « un pays deux systèmes » serait complètement mort.

Lire la suite
0
116

Carrefour, Tesco et même Amazon ont quitté le pays, faute d’avoir su s’adapter au changement rapide des habitudes de consommation des Chinois.

Source : Le Monde du 9 août. Article de Simon Leplâtre

Pour certains cadres de l’entreprise, la vente de 80 % de Carrefour Chine à Suning, un grand acteur du commerce en ligne, fin juin, reste difficile à avaler. « Un partenariat stratégique, oui, mais là, c’est une retraite pure et simple », raconte un cadre, déçu. Après vingt-trois ans dans le pays, le groupe de distribution, pionnier dans l’empire du Milieu, n’a pas su se réinventer, ratant le train de l’e-commerce et de la montée en gamme de la consommation en Chine.

Mais l’enseigne française n’est pas la seule à souffrir sur un marché en pleine restructuration : elle rejoint une longue liste d’acteurs étrangers qui ont quitté le navire, comme Tesco et même Amazon. Metro se préparerait à vendre, alors que la plupart des entreprises qui restent, comme Walmart et Auchan, ont dû nouer des partenariats. La faute à un pays où les habitudes de consommation changent vite, et où la concurrence est féroce.

Les étrangers font les frais d’un marché en plein chambardement dans lequel le commerce en ligne a pris une place exceptionnelle. Au premier trimestre 2019, les Chinois ont effectué 18,6 %de leurs achats de biens physiques en ligne, en augmentation de 1,6 % sur un an, d’après le Bureau des statistiques de Chine, alors que la part des achats dans les hypermarchés se trouve aujourd’hui à 20,2 %, soit 3,4 % de moins qu’en 2014, d’après le cabinet d’analyse Kantar. En France, le commerce en ligne ne représente que 7 % des achats, et environ 6 % aux Etats-Unis. Le tournant pour les acteurs traditionnels de la distribution a eu lieu vers 2010, dernière bonne année pour Carrefour en Chine.

Lire la suite
0
Mots clés: Economie
166

b2ap3_thumbnail_Cina-_Change_4.jpg

Selon le journal australien The Diplomat, l'alunissage du rover chinois sur la face cachée de la Lune en janvier 2019 marque définitivement la fin de la domination américaine dans la conquête spatiale.

Source : The Diplomat du 29 mai 2019, Sydney, Australie, article de Namrata Goswami, chercheuse indienne spécialiste des grandes puissances, reproduit par l'hebdomadaire Courrier International du 18 au 24 juillet 2019.

Lorsque le 3 janvier 2019 la sonde chinoise Chang'e 4 s'est posée dans le bassin Aitken du pôle sud de la Lune [sur sa face cachée, une première], l'histoire de l'exploration spatiale a changé à jamais. Pendant près d'un demi-siècle, nous avons vécu dans l'ère d'Apollo, le programme [américain] qui a permis à l'homme de faire ses premiers pas sur la Lune. Lorsque l'aube s'est levée le 3 janvier, nous sommes entrés dans l'ère de Chang'e, tournée vers l'installation durable de l'homme sur notre satellite naturel. A l'instar des missions missions Apollo de la Nasa qui avaient reçu le nom d'un dieu grec, le programme chinois d'exploration lunaire [connu sous l'acronyme Clep, pour Chinese Lunar Exploration Program] porte celui d'un personnage de la mythologie chinoise : Chang'e, la déesse de la Lune. Mais à la différence du programme Apollo, l'objectif du CLEP n'est pas de laisser "des drapeaux et des empreintes de pas". Le Clep veut rejoindre la déesse Chang'e, qui a fait de la Lune sa demeure, et y établir une présence humaine permanente d'ici à 2036.

Lire la suite
0
Mots clés: Espace
299

b2ap3_thumbnail_Download-11.jpg

Taoïsme, confucianisme, bouddhisme, les trois grandes sagesses de la Chine sont-elles convergentes ? Selon Cyrille J.-D. Javary, auteur de nombreux ouvrages sur la Chine ancienne, cela ne fait aucun doute. Je vous propose de lire cet extrait d'un de ses ouvrages dans lequel il fait une remarquable et très éclairante synthèse des trois "enseignements" chinois.

Source : Cyrille J.-D. Javary, Les trois sagesses chinoises, 2010, Albin Michel, pp. 228-231

...
Lire la suite
0
Mots clés: Bouddhisme Religions
319

b2ap3_thumbnail_IMG_2078.jpg

Le rouleau se déroule de droite à gauche. Son titre : Bai Zi Tu (la peinture des cent enfants)

Le "Bai zi tu"(白子图)ou Peinture des cent enfants, dont il existe de nombreuses versions ou représentations au fil des dynasties chinoises, accompagnait souvent les vœux de bonheur ou de fécondité présentés aux jeunes mariés. La Chine, bien que surpeuplée depuis des siècles, n'avait bien sûr pas encore mis en oeuvre sa politique de l'enfant unique. A l'époque, avoir beaucoup d'enfants était un gage de bonheur et de prospérité. Le vieux rouleau que je présente ci-dessous en huit photos, a été acheté ce printemps dans un village du Guangxi, une province du sud de la Chine. Il mérite quelques explications...

...
Lire la suite
0
Mots clés: Arts Histoire Société

Archive

Loading ...

Connexion