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Voici un texte court mais extrêmement beau de Yan Lianke, un auteur contemporain installé à Pékin mais natif du Hunan. Avec Les jours, les mois, les années (éd. Philippe Picquier, 2009), en chinois Nian yue ri (年 月 日), Yan Lianke nous livre un hymne à la vie qui lui a valu en 2001 le prix Lu Xun de littérature. La transmission coûte que coûte de la vie, quelqu'en soit le prix, est le fondement de cette nouvelle dont les deux héros, un vieux paysan et son chien aveugle, iront au bout de leur acharnement à faire fructifier ce qui n'est qu'un unique grain de maïs germé alors que le village tout entier prend le chemin de l'exode, chassé par l'épouvantable sécheresse qui s'est abattue sur la région montagneuse, scène du roman.
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Auguste François, le premier consul français de 1900 à 1904 à Kunming (province chinoise du Yunnan, au sud-ouest de la Chine), a tenu une importante correspondance, publiée en 1990 dans "Le mandarin blanc"(Calmann-Levy). Voici une des lettres adressées à une amie dans laquelle il raconte l'arrivée à Yunnan-fu (ancien nom de Kunming) des candidats aux examens mandarinaux ouvrant la voie à la carrière de lettré-fonctionnaire... (Voir aussi dans le blog l'article sur "le système des lettrés-fonctionnaires".
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Depuis la Chine, voici trois informations lues dans le Quotidien du peuple (journal du parti communiste chinois) cette semaine :
GREFFES D'ORGANES - Depuis le 1er janvier 2015, la Chine ne prélève plus d´organes sur les condamnés à mort. Le secteur est donc en pleine réorganisation puisque la collecte se fait désormais sur la base du don. Cette semaine, Huang Jiefu, le président de la commission chinoise du don d´organes et ancien vice-ministre de la santé, s´est félicité des résultats obtenus en 2015 et a annoncé dix mille greffes d´organes l'an dernier, un chiffre nettement supérieur aux années précédentes mais très insuffisant par rapport aux trois cent mille patients en attente d´une greffe. En 2015, un jeune étudiant français avait fait la une de la presse chinoise. Décédé accidentellement en Chine, il avait donné ses organes et permis de sauver quatre vies.
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Quand le premier représentant du gouvernement français au Yunnan raconte par le menu dans un langage tout sauf diplomatique ses relations au jour le jour avec les mandarins locaux...
Après avoir combattu au Tonkin les derniers "Pavillons noirs", Auguste Francois est nommé en 1900 consul à Yunnan-fu, l'actuelle Kunming, capitale de la province chinoise du Yunnan. Sa mission consiste à aider à l'avancement du projet de construction du chemin de fer depuis la capitale provinciale jusqu'au Tonkin. Il devra commencer par repousser l'assaut des Boxers qui, alors en Chine, s'en prennent aux "diables de l'Ouest" (les Occidentaux) accusés de dépeçage de l'Empire du milieu. Pendant son séjour, il rédige une abondante correspondance qui fut oubliée pendant cinquante ans puis redécouverte et publiée chez Calmann-Levy en 1990 par son petit neveu Pierre Seydoux sous le titre "Le mandarin blanc, souvenirs d'un consul en Extrême-Orient (1886-1904)". Dans cette correspondance, le lecteur retrouvera non seulement l'ambiance de l'époque mais aussi un tableau vivant et drôle des relations d´Auguste François avec les mandarins du Yunnan. Extraits...